L’association a pour objet la promotion du droit infirmier.
Dans cette optique, elle poursuit les objectifs suivants :
"De l’importance de la connaissance de la loi
L’art complexe de soigner repose sur l’acte et sur la capacité à aller à la rencontre d’autrui pour cheminer avec lui. La démarche professionnelle nécessite un champ étendu de savoirs et un savoir-faire correspondant à des compétences spécifiques. Afin de pratiquer leur art, le "prendre soin", les soignants doivent agir en s’appuyant sur des données scientifiques et théoriques, mais aussi en s’inspirant de références philosophiques, techniques et d’enseignements tirés de leurs expériences personnelles et professionnelles antérieures.
Aujourd’hui, comme depuis longtemps, les valeurs fondatrices de la médecine impliquent un traitement curatif ou préventif, considéré comme bénéfique. Pourtant, le geste thérapeutique n’est jamais anodin et implique une confiance entre le soigné et le soignant. L’être humain doit être considéré comme une personne autonome, singulière, capable de fonder son jugement propre quant aux décisions relatives à son corps et à sa santé.
Sur le plan juridique, le patient s’inscrit ainsi dans une démarche croissante de participation à la décision. Notre difficulté accrue, face à des impératifs contradictoires, est donc de soigner au mieux dans des limites imposées.
La méconnaissance de la loi peut rendre le soin parfois difficile à gérer et un manque de repères juridiques peut engendrer des comportements professionnels inhabituels et répréhensibles.
Perturbé, le professionnel de santé dysfonctionne dans sa pratique et risque de se mettre à dispenser des soins dangereux et condamnables. Or chaque jour, dans tous les milieux de pratique, les professionnels sont appelés à faire des choix entre plusieurs actions possibles. En règle générale, le choix se porte sur une ligne de conduite sécuritaire. Toutefois, un dilemme peut surgir au moment de déterminer la meilleure ligne de conduite. Un conflit décisionnel se met en place en particulier quand de nombreux acteurs entrent en jeu : le professionnel de santé, la personnes soignée et la famille."
Extrait de l’article La responsabilité de l’infirmière (La Revue de l’Infirmière n° 137 - éditions Elsevier Masson - janvier-février 2008). Auteurs : Laurence Venchiarutti et Jérôme Chevillotte, respectivement présidente et vice-président de l'Association nationale du droit infirmier.